Le Marquis et
Abbé de Roquépine,
possédant de nombreuses terres peu fertiles à Samadet, souhaite les rentabiliser.
Le sol est pauvre, et les hommes plus encore. La présence d' argile fine sur place, de sable et d' eau, lui donnent l'idée de créer une
“Manufacture de Faïences”
Les forêts de pins, riches en genêts, fourniront le combustible pour les fours, et la proximité du port de St Sever sera un atout de choix pour exporter les produits finis vers Bayonne, favorisant grandement les échanges commerciaux.
Peu à peu, au fil des ans, la Faïencerie va rencontrer de nombreuses difficultés:
La Révolution française, la concurrence des faïences fines anglaises, plus solides et moins chères, la concurrence d' autres faïenceries de la région, le coût élevé des matières premières, entraîneront une baisse des salaires des peintres qualifiés, et par voie de conséquence leur départ.
Les décorateurs qui restent sont moins bons, les décors s' en ressentent.
Une période de déclin
commence pour la faïencerie.
Les Bâtiments sont en grande partie démolis, pour faire place à un marché aux bestiaux.
C' est la fin de la Faïencerie.
Elle aura duré cent ans.
La dernière assiette signée Samadet, datée de 1831, clôt définitivement la production de faïences de la Manufacture.